Auteur : sa bio

Gil Rivière-Wekstein

Gil Rivière-Wekstein est né en 1960, à Bruxelles. Dix ans plus tard, sa famille s’installe au Danemark, où il poursuit ses études. C’est là qu’il découvre, à l’âge de 15 ans, les grands débats concernant l’environnement et l’écologisme. Révolté contre le discours malthusien du Club de Rome (et son rapport Halte à la croissance ?, publié en 1972), il s’engage alors dans différentes associations militantes danoises et écrit ses premiers articles dans la presse locale. Il n’hésite pas à aller à contre-courant de l’opinion publique danoise, en prenant en particulier la défense du nucléaire civil.

En 1985, Gil Rivière-Wekstein s’installe à Paris. Avec quelques amis, il participe à la création d’un cabinet de conseil en économie, ce qui lui permet de poursuivre ses investigations sur les associations environnementalistes, en particulier sur leurs origines philosophiques. C’est dans ce cadre qu’en 1992, il contribue à la publication du livre Ozone, un trou pour rien, préfacé par Haroun Tazieff. Suite à la sortie de cet ouvrage, Gil Rivière-Wekstein sera l’un des organisateurs, avec le célèbre vulcanologue, d’un appel regroupant une centaine de scientifiques qui remettent en cause le catastrophisme au sujet du trou d’ozone ; appel qui fera à l’époque la une du Figaro. Par ailleurs, il participe à l’élaboration d’études et de rapports sur la mondialisation de l’économie.

Fort de cette expérience, il décide en 2001 de créer son propre cabinet d’études, Amos Prospective, au travers duquel il rédige notamment plusieurs rapports, dont Enron, la chute d’un empire ou encore USA Election 2004 : onze candidats démocrates face à George W. Bush. Parallèlement à cette activité, il met en place en 2001 un « Observatoire sur la dérégulation de l’Energie » destiné aux décideurs de ce secteur.

En 2003, il est interpellé par des amis agriculteurs, qui lui proposent de lancer une lettre d’information indépendante pour répondre aux mises en cause environnementales de plus en plus fréquentes dont le monde agricole fait l’objet. De cette rencontre est née Agriculture & Environnement (A&E), une lettre résolument polémique et engagée. Aujourd’hui, Gil Rivière-Wekstein y consacre l’ensemble de son temps.

En 2006, il publie «  Abeilles, l’imposture écologique ». Il révèle comment deux insecticides, susceptibles d’être impliqués dans les mortalités inhabituelles des colonies d’abeilles, ont pu servir de prétexte à l’utilisation du principe de précaution pour des raisons politiques aux dépens des considérations scientifiques. Véritable plaidoyer contre la recherche facile du bouc émissaire, cette enquête sur l’origine des mortalités d’abeille met en garde contre les discours alarmistes et les raisonnements simplistes.

Par ailleurs, Gil Rivière-Wekstein propose des formations sur les acteurs de l’écologie politique et apporte un décryptage de leurs méthodes.

Enfin, passionné par les grands penseurs juifs, Gil Rivière-Wekstein a rédigé la préface de la réédition de l’ouvrage de Moses Mendelssohn, Phédon, ou entretiens sur l’immortalité de l’âme, publié en 2000.