Le saviez-vous : économie ?

Toutes les exploitations bio ne sont pas des petites structures. Bien au contraire !

Lorsqu’on achète un produit bio, on ne soutient pas nécessairement un petit exploitant agricole. En effet, il existe déjà en Europe des exploitations bio qui font plusieurs milliers d’hectares de surfaces. En maraîchage par exemple, l’agriculteur allemand Rainer Carstens cultive des légumes bio sur 800 ha. Il produit une gamme de légumes qui va des aubergines aux choux en passant par les carottes, les échalotes, les betteraves, les oignons et les petits pois, et livre sa production à la grande distribution. Le groupe Behr, propriétaire de plus de 5 000 ha en Allemagne, en Europe centrale et en Espagne (dont 400 ha en bio outre-Rhin), est aujourd’hui le principal fournisseur européen de salades et de brocolis bio. Enfin en céréales, le géant allemand KTG Agrar dispose d’une galaxie de fermes implantées sur 30 000 ha, dont la moitié est consacrée aux céréales bio. Success story à l’allemande, KTG Agrar représente aujourd’hui 20 % de la production européenne  !

Le marché du bio reste très marginal

Le chiffre d’affaires total des produits bio représente en France environ 3 milliards d’euros. C’est beaucoup et peu en même temps. En comparaison, ce marché représente 1/10ème de celui de la restauration rapide (31 milliards d’euros en 2010). Et à peine la moitié de ce que consacrent les Français à l’achat de… sandwiches (6,4 milliards d’euros).

Même les plus adeptes du bio consacrent moins de 6% de leur budget alimentation aux produits bio
D’après une enquête de TNS Worldpanel, les consommateurs responsables français, c’est-à-dire ceux «  qui ont fait du bio leur mode de vie  », consacrent à l’ensemble de leurs produits bio et équitables un budget inférieur à 150 euros par an, alors que le budget annuel moyen consacré par foyer français aux produits de grande consommation s’élève à 2 700 euros. Ces citoyens «  responsables  » consacrent donc en moyenne 5,4 % de leur budget aux produits bio. Bref, même pour les plus «  accros  », environ 95 % du budget est encore et toujours dédié à la nourriture issue de l’agriculture conventionnelle.